Et si, avant de tout reprendre, tu enlevais le caillou ?

Voilà, les vacances se terminent.

Les réveils sonnent à nouveau, les agendas se remplissent et tous les « on verra ça à la rentrée » commencent dangereusement à nous rattraper. 😉

En quelques jours, le travail, l’école, les rendez-vous, les habitudes et les obligations reprennent leur place.

Et toi ?

Avant de replonger tête baissée dans septembre, il y a peut-être une question intéressante à te poser :
Est-ce que tout doit vraiment reprendre exactement comme avant ?

Pas question de bouleverser toute ta vie entre deux lessives et trois rendez-vous.
Mais une coupure, même courte, crée parfois juste assez de distance pour remarquer ce que l’on ne voyait plus.

C’est parfois en recommençant qu’on s’en rend compte...

Pendant les vacances, notre rythme change. Certaines contraintes disparaissent temporairement, certaines situations sont moins présentes et notre quotidien fonctionne autrement.

Puis septembre arrive.

Et parfois, cette boule au ventre du dimanche soir revient avec lui. Tu recommences à courir dès le matin, à faire passer tout le monde avant toi ou à prendre sur toi dans une situation qui te demande beaucoup trop d’énergie.
Tu retrouves peut-être aussi certaines pensées que tu avais presque oubliées pendant les vacances.

C’est là que la rentrée peut devenir intéressante.

Pas comme le moment où il faudrait prendre de grandes résolutions, mais comme un révélateur.
Parce que la manière dont tu te sens lorsque tu retrouves ton quotidien peut t’apprendre beaucoup sur la manière dont tu le vis.

Et si le problème n’était pas le chemin ?

Imagine que tu marches avec un petit caillou dans ta chaussure.

Au début, tu le sens. Il gêne, il pique et tu modifies légèrement ta façon de marcher.
Puis tu continues...
Petit à petit, tu t’y habitues presque. Tu adaptes ta démarche, tu prends sur toi et tu finis par dépenser beaucoup d’énergie simplement pour continuer à avancer.

Dans la vie, nous faisons parfois exactement la même chose.

Nous nous habituons à certaines peurs, à des blessures qui influencent encore nos choix, à des situations qui ne nous conviennent plus ou à cette petite voix qui nous fait constamment douter de nous.

Et plutôt que de nous demander ce qui rend le chemin si inconfortable, nous essayons de devenir meilleurs pour continuer à marcher avec.
Nous cherchons davantage de motivation, de courage, de confiance ou de volonté.
Nous essayons une nouvelle méthode, lisons un nouveau livre ou nous promettons de faire encore un peu plus d’efforts.

Alors que parfois, nous n’avons pas besoin d’en faire plus.

Et si tu avais plutôt besoin de quelque chose en moins ?

C’est une idée qui me tient particulièrement à cœur dans ma façon d'accompagner.
Parce que lorsque nous n’arrivons plus à avancer comme nous le voudrions, nous pensons facilement qu’il nous manque quelque chose.

Pourtant, ce n’est pas toujours de quelque chose en plus dont nous avons besoin...
C’est parfois de quelque chose en moins.

Ça peut être un poids que l’on porte depuis trop longtemps, une croyance que l’on n’a jamais remise en question, une peur qui continue à décider à notre place ou un vieux schéma qui nous ramène sans cesse au même endroit...

Tu peux avoir les meilleures chaussures du monde et toute la volonté nécessaire pour avancer : si un petit caillou se trouve à l’intérieur, chaque kilomètre te demandera plus d’efforts qu’il ne devrait.

Alors, avant de repartir comme avant…

Profite peut-être de cette rentrée pour observer ce qui se passe en toi.
Demande-toi ce que tu es réellement heureux•se de retrouver et ce qui, au contraire, recommence déjà à te coûter de l’énergie.
Tu peux aussi t’interroger sur ce que tu as appris à supporter avec le temps, simplement parce que tu as fini par t’y habituer.

Et surtout :

Qu’est-ce qui pourrait devenir plus léger si, au lieu d’essayer encore d’être plus fort•e, tu cherchais à comprendre ce qui rend ton chemin si difficile ?

Tu n’as pas besoin de tout remettre en question. Et encore moins de tout changer.

Parfois, une reconstruction commence simplement lorsqu’on s’arrête suffisamment longtemps pour regarder ce que l’on s’était habitué à supporter...

...Et que l’on réalise que l’on n’est peut-être pas obligé de l’emporter avec soi pour la suite du chemin.

J'aimerais que dans les moments compliqués, tu te souviennes de ceci :

C’est parfois le petit caillou dans la chaussure qui rend le chemin difficile.


Alors, si cette rentrée te donne déjà l’impression qu’il va falloir recommencer à prendre sur toi ou à faire encore plus d’efforts pour avancer, ne te demande pas forcément comment devenir plus fort•e.

Demande-toi plutôt :

« Qu’est-ce qui rend mon chemin si difficile aujourd’hui ? »

C’est parfois là que commence la reconstruction : non pas en ajoutant encore quelque chose à tout ce que tu fais déjà, mais en comprenant ce qui te freine pour pouvoir avancer autrement.

Si besoin, je suis là.
Un pas à la fois, toujours avec toi 🌸

Ta coach perso, Sarah

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