Comment se reconstruire quand la vie bouscule tout ?

La résilience n’est pas un don

En ce début d’année, j’observe autour de moi — et dans les accompagnements que je propose — combien la vie peut bousculer.

  • Séparation
  • Défis professionnels
  • Tensions familiales
  • Incertitudes...

Parfois tout arrive en même temps.

Et pourtant…

Certaines personnes s’effondrent.
D’autres plient… mais ne rompent pas.
Pourquoi ?

On parle souvent de la résilience comme d’un don.
Une force presque héroïque.
Une qualité que « certains ont »… et que d’autres n’auraient pas.

Je ne crois pas que ce soit vrai.

La résilience n’est pas innée.  Elle se construit.

La résilience, ce n’est pas ne pas souffrir

Contrairement à une idée répandue, être résilient ne signifie pas être insensible.

On peut ressentir une profonde souffrance intérieure… et continuer d’avancer.
On peut être déçu… et garder confiance.
On peut vivre un choc… et rester debout.

La résilience, c’est la capacité à traverser une épreuve sans perdre le lien avec soi.

Ce n’est pas nier la tristesse.
Ce n’est pas faire semblant.

C’est accepter l’émotion… sans s’y dissoudre.

Le vrai point de bascule : arrêter de se trahir

Il y a un moment décisif dans toute reconstruction, un point essentiel dont on parle peu.

On ne peut pas se reconstruire en continuant à:

  • se renier;
  • se taire pour ne pas déranger;
  • s’adapter pour ne pas être « trop »;
  • sauver l’autre au détriment de soi;
  • minimiser ses attentes pour être aimé•e...

Cela ne crée pas de résilience, cela crée un blocage intérieur.  C'est de la survie!

La véritable résilience commence lorsque l’on accepte :

  • que l’on a des besoins,

  • que l’on a des limites,

  • que l’on a des attentes légitimes,

  • que l’on ne peut pas être le sauveur de quelqu’un qui ne veut pas se sauver lui-même.

Se reconstruire, c’est choisir de ne plus s’abandonner.

Dans Avoir le courage de ne pas être aimé, inspiré d’Alfred Adler, une idée centrale émerge :
👉 Nous ne sommes pas responsables des émotions des autres.
👉 Nous sommes responsables de nos choix.

La résilience, c’est reprendre cette responsabilité.

Ce qui construit réellement la résilience

La résilience n’est pas un discours positif forcé.
C’est une construction intérieure.

Voici ce qui la renforce concrètement :

1. Donner un sens à l’épreuve

Dans les périodes de bouleversement, le plus difficile n’est pas toujours l’événement en lui-même.
C’est le manque de sens qu’il crée.

On se demande :

Pourquoi ?
À quoi bon ?
Et maintenant ?

Le psychiatre Viktor Frankl expliquait que l’être humain peut supporter presque n’importe quelle épreuve s’il y trouve une signification.

La résilience naît lorsque l’on cesse de demander “Pourquoi moi ?”
et que l’on commence à se demander :

  • Qu’est-ce que cette situation m’apprend sur moi ?
  • Qu’est-ce qu’elle me montre que je ne voulais pas voir ?

2. Revenir au corps

Le stress se loge dans le corps.
Respiration, mouvement, sommeil, régulation émotionnelle ne sont pas des détails — ce sont des fondations biologiques.

On ne pense pas clairement quand le système nerveux est en alerte.

3. Choisir sa posture

Épictète le disait déjà :

Ce n’est pas ce qui nous arrive qui compte, mais la façon dont nous y réagissons.

Se poser cette question simple :

  • Est-ce que je veux subir… ou me positionner ?

4. S’entourer intelligemment

Un « tuteur de résilience » (Cyrulnik) peut être un ami, un mentor, un thérapeute.
On ne se reconstruit pas seul contre le monde.

La résilience moderne : ne pas revenir à “avant”

La résilience n’est pas revenir à la normale.

La normale n’existe plus.

C’est devenir :

  • Plus aligné après l’épreuve.
  • Plus lucide.
  • Plus posé.
  • Plus respectueux de soi.

C’est parfois perdre une relation… mais se retrouver.
C’est parfois changer de cap… mais gagner en cohérence intérieure.

On peut vivre une rupture et être triste…
mais sentir profondément que c’est un passage vers quelque chose de plus juste.

On peut relever un défi professionnel…
tout en restant fidèle à ses valeurs.

On peut traverser des tensions…
sans perdre son sourire.

Pas parce que tout va bien mais parce qu’au fond, on sait que le meilleur reste possible.

La résilience est un muscle

Elle se construit chaque jour lorsque l’on :

  • nomme ce qui est difficile,

  • pose des limites claires,

  • accepte l’inconfort,

  • reste fidèle à ses valeurs,
  • régule son système nerveux,

  • choisit une action alignée plutôt qu’une réaction impulsive.

Plus on s’entraîne, plus la solidité devient naturelle.

Et un jour, on réalise quelque chose de profondément apaisant :

On peut traverser une tempête...
et garder le sourire.

Pas parce que l’on est insensible, mais parce que l’on s’est reconstruit•e.

Et si la résilience n’était pas seulement survivre…
mais devenir enfin soi ?

Se sentir perdu•e n’est pas un échec.
Traverser une souffrance intérieure n’est pas une faiblesse.
Vivre un bouleversement n’est pas une fin.

C’est parfois le début d’une reconstruction.

La résilience n’est pas un talent réservé à quelques-uns.
C’est un pouvoir que l’on développe.

Pas à pas.
Choix après choix.
Avec douceur et fermeté.

Et parfois, au cœur même de l’épreuve,
on découvre une vérité essentielle :

On ne revient pas en arrière.
On avance autrement.
Plus aligné(e).
Plus libre.
Plus soi.

Je peux t'aider à atteindre ce résultat.
Un pas à la fois, toujours avec toi 🌸
Ta coach perso, Sarah

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